Une lueur d’espoir pour notre planète

Novembre deux-mille-cinquante-trois, dans la petite ville de Besançon.

Alors qu’une jeune fille rentrait chez elle à vélo, la nuit commençait à poindre sur la petite ville. L’adolescente âgée d’une quinzaine d’années était aujourd’hui sortie de cours à dix-sept-heures. Ses longs cheveux châtains se laissaient emporter par le vent automnal qui faisait frémir les feuilles orangées des peupliers le long de la « route cyclable ». Elle était simplement vêtue d’un jean et d’un pull gris clair ainsi que d’un épais manteau d’hiver. Dans la rue, le calme régnait et on entendait seulement le bruit des freins des vélos à proximité.

Chaque jour, Ornella Tissot allait en vélo au collège. D’ailleurs, tous ses camarades y allaient à vélo, de même que tous les habitants de la ville allaient à leur travail à vélo : c’était le seul moyen de transport, mis à part les trottinettes ou encore les skateboards. Ici, il n’y avait aucun engin mécanique polluant susceptible de détruire la planète. En effet, en l’an deux-mille-vingt-cinq, le gouvernement avait été obligé d’abolir les automobiles car la Terre était trop polluée : l’air devenait de plus en plus irrespirable et avait causé la mort de centaines de personnes. Les routes auparavant utilisées par les voitures servaient à présent aux cycles. Pour les personnes âgées, il existait des vélos électriques qui leur permettaient de se déplacer.

Au collège, Ornella étudiait beaucoup de matières différentes dont une qui lui plaisait particulièrement : c’était l’Ecologie. La Musique ou encore les Arts-Plastiques étaient optionnels.

La jeune fille aimait énormément l’Ecologie car pendant ces cours, les élèves étudiaient la planète, son évolution mais aussi sa composition. Ensuite, ils analysaient un problème concernant la Terre et essayaient de lui trouver une solution. Lorsque le problème était résolu, les collégiens envoyaient leur projet au gouvernement qui décidait d’appliquer ou non leur idée. Grâce aux idées de tous les étudiants du monde entier, l’humanité ne cessait d’améliorer ses conditions de vie et polluait de moins en moins la planète.

Aujourd’hui, la jeune fille et ses camarades s’étaient rendus au « Musée du Temps », au centre ville.

Les élèves avaient découvert tous les horribles engins qui peuplaient la Terre auparavant : les voitures, les camions, mais encore les avions. L’avion, affreux oiseau mécanique qui polluait le monde et empoisonnait l’Homme : heureusement qu’il avait lui aussi été aboli vingt-huit-ans auparavant. Il avait été remplacé par le « train électrique », beaucoup plus sain et qui permettait de se déplacer sur une grande distance ou encore de transporter des marchandises.

Aux environs de quinze heures, Ornella et ses amies s’étaient rendues au « parc des pins » : elles avaient longuement marché et discuté. Dans la ville, il y avait de nombreux parcs arborés où l’on pouvait se détendre, lire, bavarder…

A seize heures quarante-cinq, alors que le froid tombait peu à peu sur la ville, l’adolescente était rentrée du parc à vélo. Une fois à la maison, elle fit ses devoirs et alla prendre sa douche : le pommeau de la douche était équipé d’un régulateur de consommation d’eau : il y avait un capteur qui calculait le nombre de litres d’eau utilisés, et en fonction de cette dépense, le pommeau changeait de couleur : plus il se rapprochait du rouge, plus la consommation d’eau était excessive. Grâce à cette invention créée par Gabriel Dellamonica, un Français, l’usage d’eau avait fortement réduit dans le monde.

Le lendemain matin, la jeune fille aux yeux bleus avait étudié en Géographie « Greta Thunberg », une adolescente suédoise qui à son âge, manifestait contre le gouvernement pour dénoncer la gravité du réchauffement climatique et pour inciter la population à changer ses habitudes. Grâce à elle, les usines trop polluantes furent fermées à jamais : ainsi, la fonte des glaciers avait presque totalement cessé. C’est elle qui avait sauvé notre très chère planète : d’ailleurs, à présent, Greta Thunberg était « ministre mondiale » de l’écologie. Elle avait choisi elle-même une personne déléguée pour chaque pays : celle-ci s’occupait des problèmes environnementaux et prenait des décisions pour les résoudre : elle était aidée par les étudiants comme Ornella, qui trouvaient des solutions pendant les cours d’Ecologie.

Par exemple, un problème majeur s’était imposé à eux : trouver une solution pour limiter les déchets plastiques qui polluaient les mers et les océans : en effet, plusieurs continents de plastiques s’étaient formés dans l’Océan Atlantique ou encore l’Océan Indien… Aujourd’hui, il n’en restait plus qu’un seul dans L’Océan Atlantique : les autres avaient été détruits grâce à des robots collecteurs de déchets.

Samedi en fin de matinée, Ornella était allée à l’épicerie faire des courses pour sa mère ; en tant que citoyenne, elle avait le devoir de privilégier les produits sans emballage : pour acheter par exemple du jus de pomme, elle devait donc prendre une bouteille en verre réutilisable. En sortant du magasin, elle rangea ses achats dans les porte-bagages de son vélo rouge, puis rentra tranquillement chez elle. Le soleil brillait dans le ciel, aucun nuage à l’horizon : il allait faire beau.

Le dimanche après-midi, elle s’était rendue avec une amie à une « vente contre le gaspillage » où l’on échangeait et vendait des objets : cela permettait à certaines personnes de se libérer d’un objet, au lieu de le jeter vulgairement à la poubelle, et à d’autres de trouver leur bonheur. Ornella aimait beaucoup s’y rendre pour acheter des livres car la lecture était une véritable passion pour elle. Sa meilleure amie Mathilda, elle, adorait chercher et essayer des vêtements.

Aux environs de dix-sept-heures, la jeune fille et son amie s’étaient rendues chez Ornella pour goûter : ensuite, Mathilda était rentrée chez elle. Après le départ de son amie, l’adolescente avait révisé ses cours puis, à environ neuf-heures et demie, était allée au lit.

A partir de onze heures du soir, tous les éclairages publics ainsi que les enseignes de magasins étaient éteints : cela permettait de réduire fortement la consommation d’électricité, c’était une idée très ingénieuse.

La semaine prochaine, Ornella et ses camarades partiraient en « classe verte » en Bretagne : c’étaient des voyages organisés dans toute la France : pendant ce séjour, les collégiens collecteraient le plus de déchets possible sur les plages bretonnes. Un guide leur ferait également découvrir la faune et la flore marine : les différentes sortes de coquillages, ou encore d’algues : pendant cette courte période, les élèves pourraient s’instruire ce qui serait très avantageux pour eux.

Malheureusement, cette société qui selon moi serait idéale est utopique : j’espère qu’un jour, le monde comprendra l’état de notre très chère planète et réagira ! Une citation de François Mauriac m’a beaucoup plu : « il ne sert de rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre ». L’Homme devrait d’abord s’occuper de sauver sa propre planète plutôt que de l’abandonner lâchement en envisageant d’aller habiter sur la Lune.

 

FIN