170 ans après son abolition en France, l’esclavage est toujours d’actualité

Table ronde prévue le dimanche 10 février 2019 avec…

 

Article 4 de la Déclaration Universelle des Droits Humains de 1948

« Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. »

 

En 2016, dans le monde, 40,3 millions de personnes étaient victimes de l’esclavage moderne, dont 24,9 du travail forcé et 15,4 millions du mariage forcé. 1 victime sur 4 d’esclavage moderne est un enfant.  Les femmes et les filles sont disproportionnellement touchées par le travail forcé; elles représentent 99% des victimes dans l’industrie du sexe, et 58% dans d’autres secteurs.

 

En Europe  l’exploitation par le travail est devenue la forme prédominante de traite dans plusieurs pays européens comme la France, elle tend à s’aggraver ces dernières années. La plupart des victimes identifiées sont des hommes, bien que les femmes et les enfants soient aussi touchés. Les hommes sont souvent exploités dans des secteurs d’activité comme l’agriculture, le BTP et la pêche, alors que les femmes tendent à être exploitées dans des cadres plus isolés comme le travail à domicile et la prise en charge de personnes, où elles sont parfois victimes à la fois d’exploitation sexuelle et d’exploitation par le travail. Les enfants identifiés le sont dans des secteurs comme les ateliers clandestins, la mendicité forcée ou la prostitution.

Les victimes hésitent souvent à se faire entendre, car elles peuvent craindre d’être expulsées, ou de subir des représailles de la part de réseaux de traite criminels. Les poursuites et la condamnation des auteurs de tels actes restent très rares.

 

Comment, alors qu’en France l’esclavage a été aboli il y a plus de 170 ans,  mettre fin à cette forme odieuse d’exploitation et de mauvais traitements ?